Dans le cadre des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) Objectif Zéro Déchet, L’Atelier du Furoshiki a passé la journée au Collège Gutenberg de Saint-Herblain qui a reçu en septembre 2021 le label E3D (Établissement en Démarche de Développement Durable) engagement.
Au programme, sensibilisation à l’impact de l’industrie textile sur les êtres vivants et leur environnement puis découverte d’une solution de réemploi textile avec le furoshiki et mise en pratique en atelier pour une classe de 4ème le matin et un groupe d’écodélégués (tous niveaux) l’après-midi sous la coordination de l’enseignante en éducation physique et professeure principale de la classe de 4ème Maude Joyeau-Millet et de Madame Castex, professeure documentaliste.
Vous pouvez lire l’article posté par le collège sur son site en cliquant ici!
Les ateliers pratiques étant réalisés en demi-groupe, les élèves ont pu également aborder avec les coordinatrices les notions de tri textile avec un atelier de collecte et tri de vêtements apportés par les élèves et enseignants du collège.
Un grand merci et bravo à l’équipe encadrante et aux élèves qui ont été dynamiques, joyeux et bien impliqués dans cette journée Objectif Zéro Déchet!
Furoshiki au motif d’empreinte de fleur de lotus séchée réalisé avec la technique japonaise du pochoir, katazome, avec pâte de réserve à base de pâte de riz katanori et teinture à l’indigo naturel.
Dans la série « inspirations de mes vies d’avant » (précédemment j’avais évoqué la culture inuit avec le furoshiki ulu ), voici le furoshiki lotus, réminiscence d’une autre période de ma vie, encore plus ancienne, avec spécialisation dans les Arts de l’Inde et des Pays indianisés à l’Ecole du Louvre.
La fleur de lotus padme est l’un des symboles sacrés du bouddhisme. Cette plante, qui pousse dans l’eau boueuse, s’élève vers la lumière et se transforme en une fleur magnifique, évoque la pureté et la renaissance.
Cette fleur est l’un des attributs du bodhisattva de la compassion Avalokiteshvara, appelé Kannon au Japon, et fait partie du célèbre mantra tibétain om mani padme hum, mantra de la grande compassion.
L’hindouisme fait également la part belle à cette fleur qui est souvent associée à la création du monde avec Vishnu et Brahma, à la richesse (matérielle et spirituelle) avec la déesse Lakshmi par exemple.
Se sortir de la boue de la souffrance, de l’ignorance pour élever son esprit, devenir meilleur et s’ouvrir à l’autre. Un long chemin…
Retrouvez ce furoshiki en 50 cm ou 70 cm sur la boutique de L’Atelier du Furoshiki.
L’Atelier du Furoshiki
propose
une formation sur 1 journée
(durée : 6h )
mardi 15 mars 2022
à l’atelier,
4 rue des écobuts 44860 Pont-Saint-Martin
Programme de la formation : Introduction historique et caractéristiques techniques du furoshiki, apprentissage de la technique du furoshiki, pédagogie et logistique pour créer et animer un atelier d’initiation auprès du grand public.
Pour tout renseignement, demande de tarif et inscription : contact@latelierdufuroshiki.fr.
Vous pouvez le trouver en cliquant
sur ma boutique en ligne, ici ou là!
Ce furoshiki est un hommage à toutes les femmes inuit, et plus largement aux femmes du monde entier. Il y a longtemps, dans une autre vie, j’ai étudié l’inuktitut (langue inuit), la culture et l’art contemporain inuit et j’ai vécu au Nunavut (littéralement « notre terre », territoire autonome inuit du Nord du Canada créé le 1er avril 1999). J’y ai rencontré des femmes très fortes, très engagées dans la transmission de leur culture.
J’ai utilisé la technique japonaise du pochoir, katazome, avec pâte de réserve à base de pâte de riz katanori et teinture à l’indigo naturel, qui rappelle la technique du pochoir associé à la gravure sur pierre dans les arts graphiques inuit que l’on retrouve dans le travail de femmes artistes comme Pitseolak Ashoona, Kenojuak Ashevak, Pitaloosie Saila et bien d’autres.
Le blanc et le bleu sont des couleurs omniprésentes en Arctique, la neige, le ciel, les teintes bleutés de la glace…
Ce furoshiki présente la silhouette d’un ulu, couteau féminin semi-circulaire à lame de métal et manche en bois de caribou ou en os. D’usage quotidien, il sert aussi bien à la cuisine pour couper la viande qu’en couture pour couper et gratter les peaux d’animaux.
Il est l’emblème de la femme inuit. Je l’ai entouré de mots en inuktitut, écrits en syllabaire, c’est une langue qu’on ne diffuse pas souvent auprès du grand public.
Des mots de l’univers féminin :
ᐅᓗ ulu
ᐊᕐᓇᖅ femme
ᐊᓈᓇ mère
ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ inuktitut
J’aime l’idée que le furoshiki soit porteur de message, transporte, cache puis découvre des objets mais aussi des motifs qui se révèlent seulement une fois dénoué.
Le furoshiki, c’est une histoire de voyages, d’échanges, de dons et un viatique pour nous relier les uns les autres.



















