Dans le monde, on consomme chaque année plus de 500 milliards de sacs plastiques. Pour une utilisation moyenne de 20 minutes, il faudra 100 à 400 ans pour qu’un sac plastique se dégrade. Cet objet de consommation courante est un véritable fléau.

En France, la nouvelle loi votée en juillet 2016, interdisant les sacs plastiques à usage unique (d’une épaisseur inférieure à 50 microns et/ou oxo-fragmentables) est un progrès mais le problème n’est pas résolu car les sacs plastiques réutilisables sont encore trop nombreux par rapport aux utilisateurs. Ils demandent beaucoup d’énergie à la production et sont toujours extrêmement toxiques lorsqu’ils sont oubliés dans la nature.

Selon une étude de l’Université Santa Barbara de Californie (2017), 9,1 milliards de tonnes de plastique ont déjà été produites dans le monde depuis la création de cette matière dont environ 5,4 milliards de tonnes ont fini dans l’environnement.

La consommation mondiale annuelle de papier s’élève à plus de 400 millions de tonnes.

Depuis 2009, L’Atelier du Furoshiki s’engage dans la réduction des déchets, le réemploi textile et la sensibilisation auprès du grand public.

A partir de 2010, un partenariat est lancé avec Le Relais Atlantique, partie du réseau d’entreprises Le Relais qui agit depuis 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion dans le domaine de la collecte et de la revalorisation textile.

©Le Relais

Au Centre de tri de Couëron, L’Atelier du Furoshiki trie et sélectionne soigneusement parmi les foulards collectés par Le Relais Atlantique pour ensuite les laver, les repasser et à nouveau faire un tri plus précis pour limiter les défauts.

Depuis 2020, L’Atelier du Furoshiki travaille également avec l’atelier Au Fil Du Linge (basé à Vertou) de la structure d’insertion Oser Forêt Vivante pour le lavage et le repassage des foulards afin de privilégier le circuit court.

© Oser Forêt Vivante

L’Atelier du Furoshiki réemploie ces foulards en furoshiki pour sa boutique en ligne afin de proposer à ses clients des furoshiki à prix réduit pour une empreinte écologique moindre.

© L’Atelier du Furoshiki

Les furoshiki de réemploi sont aussi utilisés lors des ateliers d’initiation afin de montrer aux participants que l’on peut facilement réutiliser des textiles qui dorment dans nos armoires.

© L’Atelier du Furoshiki

 

Actuellement, 624 mille tonnes de textiles, linges de maison, chaussures (TLC) sont produites chaque année en France soit 9,4 Kg/hab./an, alors que 70% de notre garde-robe ne serait pas portés.

L’industrie textile est connue pour être l’une des plus polluantes au monde et l’arrivée depuis ces dernières années de la « fast fashion », expression anglo-saxonne qui désigne le renouvellement très rapide des collections dans la mode vestimentaire (6 à 8 collections par an contre 2 précédemment), a considérablement accru la production de masse pour laquelle les conditions sociales et environnementales sont trop souvent négligées.

La pratique du furoshiki est une des solutions, parmi de nombreuses autres, pour sensibiliser le public de manière ludique, pour les guider vers une véritable prise de conscience et pour leur donner des pistes concrètes pour agir au quotidien.