Lors de ses congés d’été, L’Atelier du Furoshiki en a profité pour découvrir Le champ des couleurs basé à La Roque d’Anthéron.

Amandine et Laura ont repris l’exploitation familiale de maraichage pour développer la culture de la Persicaire (Persicaria Tinctoria), connue aussi sous le nom de Renouée des Teinturiers  (Polygonum tinctorium Aiton) en agriculture biologique.

Cette plante originaire d’Asie (ici, provenant de graines de l’Ile de Sapporo, Japon) est une plante tinctoriale avec laquelle on extrait de l’Indigo sous forme de pigments produisant de magnifiques bleus.
Ces deux sœurs, passionnées d’indigo, se sont formées auprès de Michel Garcia, l’un des initiateurs du renouveau de la teinture végétale en France.
Depuis 2017, elles font un travail formidable au sein de leur exploitation. Le rythme est très intense de la récolte à la transformation en pigments !

La persicaire est récoltée 2 à 3 fois dans l’été. Les feuilles sont ensuite infusées puis le mélange est oxygéné avec un apport de chaux ou argile. La pâte pigmentaire qui en résulte est nettoyée, séchée au four solaire puis broyée pour obtenir le pigment bleu qui servira à la teinture textile, à la savonnerie, etc. La fleurée (mousse bleue qui apparait au-dessus du mélange oxygéné) prélevée et séchée sera réduite en pigments destinés principalement pour les Beaux-arts.

Voici une petite vidéo de la production 2018 réalisée par Le Champ des couleurs :

Les filles cultivent également la Garance et le Réséda qui seront bientôt disponibles à la vente.

L’hiver, période plus calme pour les cultures, Amandine et Laura teignent avec leur indigo et proposent de belles créations textiles.

Si vous avez envie de découvrir leur travail et tester leur indigo, n’hésitez pas à les contacter, l’accueil est très chaleureux : https://www.facebook.com/lechampdescouleurs/ ou http://lechampdescouleurs.com/

 

Dans le cadre du PACT (Projet Artistique et Culturels de Territoire) d’éducation artistique région centre/ CC des Portes Euréliennes d’Ile de France / Ligue de l’enseignement et en relation avec la création Le Rêve du coquelicot de la Compagnie Lili Böm, L’Atelier du Furoshiki est venu animer des ateliers famille d’initiation au furoshiki dans les bibliothèques de Nogent-le Roi, Gallardon et Auneau les 11 et 12 janvier 2019.

Marion Maret a écrit et mis en scène Le Rêve du coquelicot, spectacle jeune public qui traite du thème de la mort, mais pas que (il est aussi question de culture japonaise, de recyclage, etc.), de manière drôle, poétique et engagée.

©Compagnie Lili Böm

C’est également elle qui joue et qui fait vivre le furoshiki au détour d’une scène.

©Compagnie Lili Böm

Elle a donc invité L’Atelier du Furoshiki à partager cette technique avec le public.
Elle a également mené des ateliers d’écriture et de création de marionnettes avec des collégiens autour de la danse macabre.

Une très belle création à découvrir en Eure et Loir, notamment au Théâtre de Chartres le 8 février 2019 et peut-être une prochaine tournée dans toute la France.

Affaire à suivre!

©Compagnie Lili Böm

 

L’Atelier du Furoshiki sera en Eure et Loir les vendredi 11 et samedi 12 janvier 2019 pour 3 ateliers famille d’initiation au furoshiki au sein des Médiathèques de Nogent-le-Roi, Gallardon et Auneau (Toutes les infos dans la rubrique Agenda) dans le cadre du spectacle Le Rêve du coquelicot de la Compagnie Lili Böm dirigée par Marion Maret.

« Poppy (coquelicot en anglais) est malade et passe son dernier été dans une caravane, entre un champ de blé et une déchèterie où elle trouve et recycle tout un un tas d’objets. Un soir sa mort débarque, sous la forme d’un étrange petit yokaï japonais répondant au nom de Pop, et décide de prendre des vacances en s’incarnant dans la poupée que Poppy est en train de réparer. Celle-ci va lui refaire une beauté et elles vont passer l’été à s’apprivoiser et danser le yéyé en compagnie du chat Greffier, tandis qu’une épidémie d’immortalité menace l’équilibre du monde… […]Pop est une figure de la mort, celle de Poppy qui rêve de Japon. Au Japon la mort n’est pas tabou, elle habite la maison. Au retour de l’école, l’enfant se recueille devant l’autel où la mémoire de ses ancêtres est honorée, et se confie à eux.[…] » extraits du résumé de Marion Maret.

Pour ceux qui doutaient encore de passer au furoshiki pour Noël!

Voici le très beau sapin d’Yvette Campos Kratzeisen, qui est passée par un atelier d’initiation au furoshiki au Musée Guimet (le prochain aura lieu le samedi 30 mars 2019) avec L’Atelier du Furoshiki.

Mention spéciale pour les très belles décorations de noël crochetées par sa maman!

Bravo à toutes les deux, nous vous souhaitons de très belles fêtes!

©Yvette Campos Kratzeisen

Pratique ancestrale et universelle, le nouage furoshiki continue son expansion à travers le monde et s’épanouit actuellement à  Hong Kong Delphine Charpenay vient de créer My little baluchon.

©My little baluchon – Lycée français international de Hong Kong

Delphine y propose des ateliers d’initiation au furoshiki, qui doit certainement rappeler des pratiques de nouage textile plus locales, pour les enfants principalement car ils incarnent le pouvoir du changement dans les pratiques de consommation éco-responsable. Elle était notamment présente au marché de Noël du Lycée français international fin novembre.

©My little baluchon

Delphine propose aussi à la vente une belle diversité de furoshiki fabriqués à partir de tissus japonais lors de ses ateliers ou très prochainement sur sa boutique en ligne My little baluchon.

L’Atelier du Furoshiki dit bravo et lui souhaite une belle réussite dans son projet!